Eclampsie au cours de la grossesse : aspects épidémiologiques, cliniques et pronostiques au CHU d'Angré à propos de 91 cas
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Résumé
Objectif : Etudier les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et pronostiques des éclampsies au cours de la grossesse dans le service de gynécologie et d'obstétrique du CHU d'Angré. Méthodes : Il s'agissait d'une étude transversale rétrospective à visée descriptive qui a concerné une période de 2 ans allant du 1ier janvier 2020 au 31 décembre 2021. Etaient inclus dans notre étude, les
dossiers des patientes reçues pour éclampsie au cours de la grossesse ayant accouché après 28 semaines d'aménorrhée ou 6 mois au CHU d'Angré. Quatre-vingt-onze dossiers ont été sélectionnés. Résultats : Nous avons enregistré durant la période d'étude 4948 accouchements dont 91 cas d'éclampsies au cours de la grossesse soit une fréquence estimée à 1,8% des accouchements. L'âge moyen était de 24 ans. Elles étaient ménagères dans 39,6% des cas. Les primipares représentaient 72,5% des cas. Les
antécédents médicaux de diabète/obésité et d'hypertension artérielle représentaient respectivement 4,4% et 3,3% des cas. Le sulfate de magnésie (93,4%) et la nicardipine (95,6%) ont été utilisés en première intention ; 45,1% des patientes ont été transférées en grande réanimation. Les principales complications étaient le HELLP syndrome (13,2%) et l'état de mal éclamptique (9,9%). On a enregistré 5 décès maternels soit une létalité de 5,5%. Conclusion : L'éclampsie demeure une pourvoyeuse de nombreuses complications avec un taux de létalité maternelle et foetale élevé en Afrique subsaharienne. Le sulfate de magnésium occupe aujourd'hui une place de choix dans l'arsenal thérapeutique.