L'induction du travail sur grossesse à terme au CHU d'Angré : pronostic materno-foetal à propos de 102 cas
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Résumé
Objectif : rapporter l'expérience de la maternité du CHU de Angré dans la pratique de l'induction du travail.Méthodes : Il s'agissait d'une étude de cohorte prospective à visée descriptive menée au Centre Hospitalier Universitaire de Angré du 1er janvier au 31 décembre 2023. Résultats : sur les 4399 accouchements qui ont eu lieu dans notre service durant notre période d'étude,
102 ont été déclenchés, soit une fréquence de 2,3% des accouchements. Les principales indications étaient la rupture prématurée des membranes (42,2%), le dépassement de terme (31,4%) et l'hypertension artérielle (26,4%). Les méthodes utilisées étaient le misoprostol (68,6%) en comprimé intravaginal, l'oxytocine (19,6%) en perfusion intraveineuse et le dinoprostone (11,8%) en gel intracervical. Le taux d'échec était de 6,9%. Les indications de césarienne étaient l'asphyxie périnatale/altération du RCF
(42,8%), la dilatation stationnaire (28,6%), et la dystocie cervicale (28,6%). Il a été observé 3 cas de complications maternelles représentées par 2 cas d'hémorragie de la délivrance et 1 déchirure des parties molles. A la naissance, 95,1% des nouveau-nés avaient un score d'Apgar satisfaisant (≥7) à la 5 minutes. Après la naissance, 5 nouveau-nés avaient été référés au service de néonatologie pour une détresserespiration consécutive à une asphyxie néonatale.Conclusion : Les indications étaient dominées par la rupture prématurée des membranes, le dépassement de terme et l'hypertension artérielle. Le pronostic materno-foetal était bon, d'où l'intérêt du respect des conditions de l'induction du travail.