Prévalence du paludisme chez la femme enceinte au service de gynéco-obstétrique, CHU de Treichville

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GH Okon
C Saki
A Diallo
S Kume
i F Kehi
D Djiro
I Yao
E N'guessan
E Bohoussou
P Guie

Résumé

But : Apporter des données actualisées relatives au paludisme au cours de la grossesse.
Méthodologie : Nous avons mené une étude transversale descriptive au CHU de Treichville de janvier2022 à décembre 2022. Ont été incluses toutes les patientes admises aux urgences obstétricales pendant lagravido-puerpéralité chez qui la goutte épaisse était positive. Les paramètres étudiés étaient lescaractéristiques sociodémographiques, les mesures préventives, le traitement ainsi que le pronosticmaterno-foetal.Résultats : Nous avons enregistré 916 patientes admises pour une pathologie sur grossesse dont 109
(11,9%) qui présentaient un accès palustre confirmé par une goutte épaisse. Les primigestesreprésentaient 38%. La notion de paludisme antérieur avait été rapportée dans 29,3%. Le paludisme étaitretrouvé après 32 SA chez 54 patientes (49,6%). La moustiquaire imprégnée à longue durée d'action(MILDA) était correctement utilisée chez 34,4% alors que 85% des patientes l'avaient reçu. Le traitementle plus utilisé était l'artésunate chez 94 patientes (86,2%). Nous avons enregistré 28 cas d'accouchement
prématuré (32,6%). En ce qui concerne le mode d'accouchement, la césarienne a été réalisée dans 46,9%des cas. La souffrance fœtale aigue (SFA) était la complication l'a plus rencontrée dans 31,5%. La goutteépaisse est revenue positive chez 28,8% des nouveaux née. 02 décès maternels ont été rapporté.Conclusion : Le paludisme et la grossesse sont deux situations qui s'aggravent mutuellement. La prise encharge efficiente nécessite la création d'un consortium paludisme grossesse offrant toutes les garanties
éthiques et scientifiques. Cela permettrait d'améliorer le pronostic materno-fœtal et périnatal.

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